"A partir du 10 mai, le Sénégal reprend à l'Asecna la gestion de ses activités aéronautiques", a déclaré Yoro Sarr, conseiller en communication
du ministre des Transports aériens Farba Senghor.
Un responsable de l'Asecna a estimé que les Etats étaient "libres de confier ou non à l'Asecna la gestion de leurs aéroports".
Ce "n'est pas la mission essentielle de l'Asecna", a-t-il indiqué sous couvert d'anonymat, en indiquant que ce transfert de gestion annoncé n'avait "rien à voir" avec l'éventualité d'un retrait
du Sénégal de l'Asecna.
En novembre 2007, le Sénégal avait annoncé son intention de quitter l'Asecna et de reprendre la gestion de son espace aérien, espérant ainsi de plus importantes retombées économiques. Il avait
ensuite suspendu sa décision de retrait à un audit dont le rapport final sera examiné en juin.
Le départ du Sénégal, dont la capitale accueille le siège de l'organisation, aurait des conséquences désastreuses pour l'agence.
Fondée en 1959, l'Asecna est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2. Elle gère aussi
l'approche et l'atterrissage des avions.
Elle regroupe 18 pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad,
Togo ainsi que la France (qui dispose d'aéroports à Mayotte et à La Réunion).