Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) s'inquiète vivement de la situation humanitaire dans l'est du Tchad où six organisations non gouvernementales dont le CICR ont quitté temporairement cette région privant ainsi 37 000 personnes d'assistance.
CICR au Tchad
Pour le Porte-parole de l'OCHA à Genève, «en deux semaines, il y a eu un humanitaire tué et un kidnappé », notamment cet humanitaire français du CICR enlevé le 10 novembre. Un autre humanitaire Tchadien travaillant pour l'ONG Solidarité a également été tué dans la région, proche de la frontière avec le Soudan.
Selon Elisabeth Byrs, les travailleurs humanitaires travaillant dans l'est du Tchad ont enregistré 190 incidents, dont des détournements de véhicule, des rapts ou des attaques, contre 110 en 2008. Dans ces conditions, le Porte-parole d'OCHA à Genève est d'avis qu'il faudrait augmenter les capacités de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) ainsi que celles du gouvernement tchadien pour protéger les humanitaires et les civils.
Jeudi déjà à New York, le Coordonnateur résident des Nations Unies et Coordonnateur de l'action humanitaire pour le Tchad insistait sur la situation d'insécurité qui prévaut dans la région. « Les armes sont massivement disponibles et les enlèvements pour rançons courants: « Il y a un tel niveau diffus de criminalité que quiconque possède le moindre bien peut être attaqué », faisait remarquer Michele Falavigna.
Au total, 70 organisations humanitaires travaillent dans l'est du Tchad où elles apportent leur aide à environ 300.000 réfugiés soudanais, 168.000 déplacés
tchadiens et 700.000 villageois.
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